Lorsque Christine, fillette gourmande âgée de neuf ans à cette époque, alla se coucher ce soir-là une heure après avoir dîné, elle se sentait déjà un peu mal à l'aise. Comme c'était mercredi, elle était restée seule à la maison l'après-midi et, comme bien souvent, elle en avait profité pour se faire un énorme goûter de tartines de confiture de fraise, qu'elle adorait. Pendant plus d'une heure elle s'était empiffrée dans sa chambre, ne s'arrêtant que lorsque le pot de confiture fut terminé, vers six heures. Puis elle se dit : "Si maman voit que j'ai fini toute la confiture, elle va me gronder". Alors elle eut l'idée d'ouvrir un autre pot de la même confiture et l'entama pour qu'il en reste presque la même quantité qu'il y avait dans celui qu'elle avait fini avant de commencer à s'empiffrer, puis elle mit le pot vide dans le récipient à verre avec d'autres objets. "Comme ça, se dit-elle, maman ne verra pas que j'ai tout mangé". Peu après, sa maman, très jolie femme blonde joliment habillée d'une jupe rose et d'un chemisier blanc, rentra du magasin de prêt-à-porter féminin qu'elle tenait avec son amie Magali. Elle vint embrasser Christine qui s'était installée à son secrétaire pour faire semblant de travailler. "Tu as été sage, ma chérie ? J'espère que tu n'as pas encore trop goûté comme tu le fais souvent quand je ne suis pas là pour te modérer" lui demanda-t'elle en souriant. Christine répondit : "Non, maman", sachant au fond d'elle-même que c'était un mensonge et qu'elle avait trop mangé. Lorsque le moment de dîner arriva, la fillette n'avait naturellement pas faim du tout, mais, ne voulant pas l'avouer à sa maman, elle réussit à se forcer et mangea tout son potage, son omelette, ses légumes et son dessert sans rien laisser paraître.   

Une fois dans sa chambre donc, elle défit son lit, se déshabilla puis elle revêtit sa jolie chemise de nuit jaune qui était pliée soigneusement sous son grand oreiller rose préféré. Elle alla à la la salle de bains où elle releva ses beaux cheveux très blonds qui faisaient l'envie de beaucoup de ses copines d'école et se fit un joli chignon comme tous les soirs pour dormir. Elle plaça comme chaque nuit son mouchoir sous l'oreiller et se glissa entre ses draps. Elle ne tarda pas à s'endormir, mais son sommeil fut de courte durée car moins d'une heure plus tard, elle fut réveillée par un haut-le-coeur si soudain qu'elle n'eut même pas le temps de saisir son mouchoir pour essayer de contenir la restitution de son dîner par son estomac surchargé. Prenant son oreiller contre elle, elle se leva pour aller aux cabinets voisins mais elle n'eut pas le temps d'y arriver et elle vomit dessus un énorme flot constitué de soupe, de l'omelette, et d'autres morceaux non digérés, le tout formant un mélange aussi jaune que sa chemise de nuit.

"Maman, maman" appela t'-elle d'une voix tremblante. "J'ai vomi. "

Sa maman, qui était au salon, avait tout entendu et accourut aussi vite qu'elle put. "Oh ma chérie" s'exclama-t'elle, consternée du spectacle de sa petite fille blonde tenant son gros oreiller inondé de son vomi ! "Tu as encore été trop gourmande, tu vois le résultat !"  Elle prit l'oreiller pour aller le nettoyer à la salle de bains tandis que Christine, qui se sentait encore barbouillée, restait devant la cuvette des cabinets, redoutant un second vomissement qui ne vint pas. Sa maman revint avec l'oreiller revêtu d'une taie rose toute propre qu'elle posa à la tête du lit. Puis Christine alla se nettoyer la bouche et le nez par où du vomi avait été expulsé tellement le vomissement avait été violent. Puis, un peu soulagée mais encore barbouillée, elle put retrouver son lit confortable. Sa maman lui apporta une tasse de camomille qu'elle but à petites gorgée, assise dans son lit contre ses oreillers, en faisant la grimace car elle détestait les tisanes. Par prudence, sa maman avait également apporté de la salle de bains la cuvette qu'elle avait posé sur les genoux de la fillette blonde, craignant que les gorgées de tisane chaude ne provoque un nouveau vomissement. Mais Christine réussit à terminer toute sa tisane sans revomir. Sa mère jugea cependant plus prudent de laisser la bassine à côté d'elle pour la nuit, ayant encore en mémoire ce qui s'était passé l'année précédente lors de la dernière indigestion de la petite fille blonde : ayant également été trop gourmande au goûter d'anniversaire de Sophie, elle avait vomi peu après être rentrée à la maison. Sa maman l'avait alors envoyée se coucher, mais elle avait estimé que Christine avait rendu tout son goûter et elle n'avait pas donné de cuvette à sa fille pour la nuit. Or, moin d'une heure après, Christine, qui s'était endormie sans difficulté,  s'était réveillée. Presqu'immédiatement, elle avait été prise d'un haut-le-coeur si soudain qu'elle n'eut cette fois aussi pas eu le temps de saisir son mouchoir. Elle s'était levée en catastrophe pour  . En  Elle  avoua ensuite ce qu'elle avait fait avec la confiture. Un peu mécontente, sa maman la gronda gentiment : " J'espère que cette indigestion va te servir de leçon, ma chérie" dit-elle en caressant les cheveux blonds de Christine. "A force de t'empiffrer au goûter comme tu le fais, cela devait bien arriver un jour", ajouta t'elle en souriant. "Essaye de dormir maintenant". Elle l'embrassa et alla elle aussi se coucher. Christine se sentit barbouillée le reste de la nuit et dormit très mal, réveillée régulièrement par des envies de vomir. Le matin venu, sa maman vint la voir et, constatant que la fillette blonde ne se sentait pas mieux, lui dit : "Tu vas rester au lit ce matin, ma chérie. Quand Sophie passera, je lui dirai que tu es malade et que tu ne vas pas aller à l'école aujourd'hui". Effectivement, à huit heures, Sophie sonna comme tous les matins et fut étonnée que ce fut la maman de Christine qui lui ouvre. Apprenant ce qui s'était passé, elle sourit, amusée : "La même chose m'est arrivée le mois dernier. J'ai été malade d'avoir trop mangé au repas de communion de ma cousine Bénédicte. Je sais bien ce que c'est d'avoir une indigestion. Je peux la voir ?"

"Bien sûr, ma Sophie" dit Sylvie en souriant. "Elle sera contente de te voir. Elle va un peu mieux, mais elle a mal dormi et elle a encore un peu mal au coeur". Sophie entra dans la chambre de son amie qui lui sourit, heureuse de voir sa copine. Sophie vint l'embrasser affectueusement et Christine lui raconta tout, ce qui la fit bien rire. Puis celle-ci dut partir pour ne pas être en retard à l'école, mais elle promit de revenir la voir le soir. Lorsqu'à l'école elle dit à la maîtresse la raison de l'absence de Christine, celle-ci, amusée, sourit. " Elle sera moins gourmande à l'avenir j'espère". Ses autres copines de classe ne s'étonnèrent pas car Christine, qui était aimée de toutes pour sa gentillesse, était bien connue également pour sa gourmandise et elle avait été malade une fois déjà en classe devant elles, à sa grande honte.  C'était d'ailleurs à cette occasion qu'était née la grande amitié entre les deux fillettes blondes car Sophie l'avait gentiment accompagnée à l'infirmerie pour qu'elle soit soignée, puis elle l'avait également raccompagnée chez elle.