La nuit précédant la cérémonie de profession de foi dont elle se faisait une telle joie et qu'elle avait préparée avec tant de ferveur avec Sophie et ses autres copines de catéchisme, Christine dormit très mal. Elle avait goûté chez Sophie en sortant de l'aumônerie avec des choux à la crème et des tartines de confiture pendant plus d'une heure, à tel point que lorsque sa maman, qui était venue la chercher chez son amie vers six heures, l'appela pour le dîner, elle n'avait, comme souvent, plus aucun appétit. Elle se força à terminer ses assiettes sans rien dire et alla au lit peu après, un peu avant neuf heures, ce qui inquiéta un peu sa  mère, car la jolie petite fille blonde aimait bien rester un peu avec elle pour se faire câliner avant d'aller se coucher. Dans sa chambre, Christine ôta sa robe et ses sous-vêtements pour mettre sa jolie chemise de nuit jaune qui était pliée soigneusement sous son gros oreiller rose. Puis elle sortit du tiroir de sa commode deux de ses jolis mouchoirs blanc et rose qu'elle affectionnait tant pour les tenir serrés dans la main et essaya de dormir. Mais son trop gros goûter et son dîner lui pesaient sur l'estomac, et après une heure passée à se tourner et se retourner dans son lit en se blotissant contre son oreiller sans parvenir à s'endormir, elle se résolut à aller au salon trouver sa maman qui était au salon en train de lire un magazine féminin.

"Qu'as-tu, ma chérie" s'inquiéta cette dernière, qui au fond comprit tout de suite à sa mine que la fillette blonde avait mal au coeur ?

"Je ne me sens pas très bien, maman. Je me sens un peu barbouillée. Je... je crois que j'ai trop mangé chez Sophie" avoua t'-elle un peu honteuse en baissant la tête.

"J'en ai bien peur aussi, ma chérie", dit Sylvie un peu inquiète. "La maman de Sophie m'a dit qu'elle t'avait trouvée très gourmande aussi et elle craignait que tu ne te rendes malade. Et juste la veille de ta profession de foi en plus ! Avoue que cela n'est pas bien malin ! Viens avec moi. Je vais te faire une bonne tisane. J'espère que cela sera suffisant pour que tu te sentes mieux, mais j'ai bien peur que tu n'aies une bonne indigestion. J'espère simplement que tu pourras aller à l'église demain matin."

Christine fit la grimace, car elle détestait les tisanes qui étaient pour elle autant de souvenirs d'indigestions comme celle qui se préparait  mais elle se laissa docilement emmener à la cuisine. Elle but péniblement à petites gorgées sa tasse de tilleul, craignant à chaque instant le haut-le -coeur qui la ferait vomir, mais elle parvint tout de même à la terminer sans que la catastrohe redoutée ne se produise. Une fois qu'elle eut fini de boire, elle demanda : "je peux aller me recoucher, maman ?"

"Oui ma chérie", répondit Sylvie qui espérait que l'indigestion tant redoutée soit jugulée. La suite de la nuit lui donna malheureusement tort. Elle reconduisit Christine dans sa chambre et la fillette fut heureuse de retrouver son lit si confortable et son oreiller. Avant de se glisser sous ses draps, elle s'agenouilla à côté du lit et adressa une prière en joignant les mains : "Mon Dieu, je vous demande pardon d'avoir été encore trop gourmande. Faites que je puisse aller à l'église demain pour ma profession de foi avec Sophie. Je vous promets que je ne serai plus jamais si gourmande".

Christine se recoucha et sa maman l'embrassa affectueusement. Mais, comme elle devait bien le regretter plus tard, elle ne pensa pas à disposer une bassine à côté du lit de sa fille qui finit par s'endormir. Car peu avant minuit Christine fut réveillée avec un sentiment de malaise. Elle eut à peine le temps de saisir son mouchoir sous son oreiller qu'elle fut prise d'un haut-le-coeur si soudain qu'elle ne put se lever et elle vomit un très gros flot rose qui alla inonder son oreiller et ses draps. Affolée, elle appela sa maman qui à cette heure était couchée. "Mon Dieu," se dit-elle en comprenant ce qui avait dû se passer. Elle accourut pour constater le spectacle de la fillette blonde dans son lit, toute éclaboussée d'un vomi qui lui donna des nausées au point qu'elle se précipita aux cabinets,  et d'un irrésistible haut-le-coeur vomit son dîner dans la cuvette. Puis, une fois remise, elle retourna dans la chambre où sa fille l'appelait. "Maman, je crois que je vais revomir.". Sylvie se précipita alors à la salle de bains chercher une cuvette et l'apporta à Christine juste à temps car la fillette blonde, se penchant hors de son lit, vomit un nouveau torrent, jaune cette fois, chargé des gâteaux de son trop gros goûter. Après ce vomissement, Christine fut prise de plusieurs hoquets et nausées, puis, quand elle fut soulagée, sa maman dit : "Ca va mieux, ma chérie maintenant ?"

"Oui maman", répondit faiblement la petite blonde. Mais alors Sylvie dut procéder aux nettoyages et au changement de draps et de taie d'oreiller rendus indispensables par le premier vomissement de Christine. Puis celle-ci put de recoucher et finir sa nuit.

Le lendemain, dès qu'elle fut réveillée, Sylvie alla voir comment allait la fillette. Elle entra dans la chambre de Christine et constata que la cuvette qu'elle lui avait laissée n'avait pas été utile car Christine n'avait plus vomi. "Comment te sens-tu, chérie ce matin", demanda-t'elle en l'embrassant et en caressant ses jolis cheveux blonds. "Tu penses pouvoir aller à l'église ?"

"Oui maman. Je me sens un peu mieux. Je me sens encore un peu barbouillée mais je veux y aller".

La cérémonie étant à dix heures, Christine eut le temps de se préparer tranquillement après avoir bu une nouvelle tasse de tisane pour achever de la nettoyer. Elle s'habilla et revêtit sa belle aube blanche brodée qu'elle rêvait de porter depuis plusieurs semaines. Sa maman, un peu inquiète, lui demanda : "Tu n'as pas envie d'aller aux cabinets, chérie, avant d'aller à l'église ?" En elle même elle se dit : "Pourvu qu'elle n'ait pas  envie de vomir ou avoir la colique pendant la cérémonie". Elle eut alors une idée : elle alla chercher dans son armoire une petit sac à main blanc discret qu'elle avait pour sa propre communion et le donna à Christine. Elle lui dit : cache-le sous ton aube, ma chérie. Tu pourras vomir dedans si tu es de nouveau malade. Et garde bien ton mouchoir dans ta main, surtout". Christine, un peu amusée, sourit en prenant le sac.

Elles se rendirent à l'église. Sur le parvis, plusieurs de ses amies communiantes, toutes en aube blanche, étaient déjà là, dont Sophie avec sa maman et son petit frère qui était enfant de choeur et portait sa belle soutanelle rouge et son surplis blanc. Christine embrassa son amie et lui avoua qu'elle avait eu une indigestion dans la nuit. Sophie sourit, amusée et dit : "Cela ne m'étonne pas vraiment, tu sais. Tu as été tellement gourmande hier que cela m'avait inquiétée et même j'ai dit à maman que tu allais sûrement être malade."

Les communiantes entrèrent en procession dans l'église. Sylvie et Catherine, la maman de Sophie, réussirent à se placer assez près du banc de Christine et Sophie qui tenaient à être l'une à côté de l'autre, comme toujours en se tenant discrètement par la main. Mais peu après, Christine commença à se sentir mal à l'aise de nouveau et dut s'asseoir pendant la lecture de l'Evangile, se sentant prise d'une soudaine envie d'aller aux cabinets. "Sophie, murmura-t'elle à son amie, "je ne me sens pas bien. J'ai la colique. Affolée, Sophie se tourna vers le banc où leurs  mamans avaient pris place et les appela discrètement. Aussitôt, Sylvie, comprenant ce qui arrivait, sortit de sa rangée et alla chercher sa fille pour la prendre par la main et l'entraîner vite sur le parvis de l'église. A peine furent-elles sorties que, Christine ne put plus contenir sa diarrhée, et elle évacua tout dans sa culotte. Simultanément elle eut un nouveau haut-le-coeur qu'elle ne put contenir avec son mouchoir et elle vomit sur le sol un flot rose qui alla même éclabousser sa belle aube blanche. Sa maman la reconduisit à la maison où la fillette alla se remettre au lit. Sophie vint gentiment la voir juste après la cérémonie religieuse. Lorsqu’elle entra dans sa chambre, Christine, heureuse de revoir son amie, lui sourit. Elle se redressa contre ses oreillers lorsque celle-ci se pencha pour l'embrasser affectueusement.