Au moment où se paissait cette histoire, Christine était une jolie fillette de douze ans, très blonde, avec des yeux d’un beau bleu foncé. Elle avait un visage plein, avec de bonnes joues qui laissaient supposer une petite fille gourmande, ce qui était effectivement bien le cas. Elle et son amie Sophie, blonde également, mais d’une blondeur dorée plus délicate, adoraient se faire des gros goûters chez l’une ou chez l’autre. Leurs mamans respectives, Sylvie pour Christine et Catherine pour Sophie étant en général à leur travail, Sylvie au magasin de prêt-à-porter féminin qu’elle tenait avec son amie Magali, et Catherine à son salon de coiffure, se trouvaient rarement à la maison à l’heure où les fillettes se faisaient à goûter  et donc, sans surveillance pour les modérer, celles-ci laissaient bien souvent libre cours à leur gourmandise. Leurs goûters duraient souvent plus d’une heure, avec en général de généreuses tartines de confiture et parfois, lorsqu’elles le pouvaient, des gâteaux achetés à la boulangerie de leur copine Aurélie, et ne s’arrêtaient qu’au moment où la maman était de retour, passé six heures bien souvent. Autant dire que lorsqu’arrivait l’heure du dîner, les deux fillettes blondes n’avaient plus guère d’appétit. Cela s’était produit en particulier deux ans auparavant, alors qu’elles étaient donc âgées de dix ans, et aucune des deux n’osa dire à sa maman qu’elle n’avait pas faim pour avoir trop goûté et trop tardivement. Elles se forcèrent donc, chacune chez elle, à terminer leur dîner sans rien dire et allèrent au lit, à la même heure pour les deux, soit neuf heures environ. Comme elles se le racontèrent quand elles se revirent le surlendemain après une journée qu’elles passèrent toutes deux en grande partie au lit, il leur arriva dans la nuit la même chose, presque au même moment, ce qui contribua à établir entre elle une grande complicité et une affection réciproque profonde. Elles furent en effet toutes deux victimes d’une indigestion qui les réveilla environ une heure après qu’elles se furent couchées et qui se manifesta par une sensation de malaise qui les envahit progressivement. Christine, vêtue de sa chemise de nuit jaune à fleurs roses préférée, dormait en serrant contre elle ses deux gros oreillers si moelleux qu’elle aimait au point de ne pouvoir s’en passer, lorsqu’elle se réveilla. Elle vit qu’elle n’avait dormi qu’une heure, et cela l’inquiéta, car cela lui était déjà arrivé d’être malade en pleine nuit pour avoir trop mangé au dîner et elle savait bien ce qui risquait d’arriver : vomir dans son lit sur son oreiller comme elle avait fait l’année précédente après la profession de foi de sa cousine Aude, où elle s’était empiffrée des choux à la crème de la pièce montée tout l’après-midi. Aude, d’abord amusée de voir la gloutonnerie de Christine, avait fini par s’en inquiéter et l’avait mise en garde : « Christine » avait-elle dit alors à sa cousine, de deux ans sa cadette, « tu vas te rendre malade si tu continues de te goinfrer comme tu le fais de choux à la crème. C’est très indigeste, tu sais ! J’en ai été malade une fois d’en avoir trop mangé et je t’assure que ce n’est pas agréable du tout.  Non seulement j’ai tout vomi le soir mais en plus j’ai passé la nuit à aller aux toilettes à cause des diarrhées que cela m’a donnée et je suis restée barbouillée le lendemain à devoir rester au lit toute la journée avec la cuvette à côté du lit. J’en ai encore des nausées quand j’y repense tellement j’ai eu mal au cœur toute la nuit ». Christine avait écouté sa cousine gentiment tout en étant bien décidée à n’en tenir aucun compte et avait continué à engloutir pâtisserie sur pâtisserie jusqu’à ce que sa maman l’appelle pour rentrer à la maison. Déjà dans la voiture la fillette blonde commença à se sentir mal à l’aise.  A plusieurs reprises, elle dut porter discrètement à sa bouche sa main qui dissimulait son mouchoir pour étouffer les renvois qui commençaient à se manifester, espérant que sa maman ne s’en rende pas compte. Mais elle fut soudain prise d’une nausée plus bruyante qu’elle ne put cacher. Sa mère, l’ayant entendu, se tourna vers elle inquiète : «  Qu’as-tu, ma chérie » lui demanda-t’elle. « Oh maman », réussit à dire faiblement la petite fille blonde, « je crois que j’ai trop mangé ». A peine Christine eut-elle prononcé ces paroles qu’elle se sentit malade : le haut-le-cœur qu’elle eut alors fut si violent qu’elle ne put le contenir, et de sa bouche jaillit soudain un énorme flot d’un liquide jaune épais rempli de morceaux de son trop gros goûter, qui alla tout inonder sa jolie robe rose. « Mon Dieu », s’exclama Sylvie, sa maman blonde. « Tu as encore profité que je ne te surveillais pas pour t’empiffrer ! Tu vas aller au lit quand nous serons à la maison et je te mets deux jours à la diète pour t’apprendre la tempérance ! ». Christine, toute honteuse, ne dit rien, tout en contemplant sa robe complètement éclaboussée de tout son vomi. Une fois qu’elles furent rentrées à la maison, Sylvie prit Christine par la main et l’entraîna vite à la salle de bains pour la déshabiller et nettoyer aussi bien la fillette que sa robe. Mais peu après, alors qu’elle venait de revêtir sa chemise de nuit et de se coucher, Christine se sentit en plus prise d’une diarrhée  soudaine provoquée par tous les gâteaux crémeux dont elle s’était empiffrée. « Maman, j’ai la colique. Vite il faut que j’aille aux cabinets ».

Elle se leva précipitamment et courut aux cabinets, heureusement voisins de sa chambre. A peine fut-elle assise qu’elle ne put plus se retenir et elle lâcha un véritable torrent de diarrhée, suivi par des nausées qui la reprirent et un nouveau flot de vomi qui sortit soudain de sa bouche pour inonder le plancher des cabinets. Sa maman accourut et ne put que constater la nouvelle catastrophe. Lorsque Christine se sentit un peu soulagée, elle retourna se coucher pendant que sa mère passa presqu'un demi-heure à éponger le vomi de la demoiselle blonde et nettoyer le sol éclaboussé.